Analog Computers

Historical Document · 1955

Production en série d'un nouveau matériel : Les Calculateurs C.S.F.

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A French-language promotional brochure from CSF (Compagnie Générale de TSF) documenting the series production of 100 analog ballistic fire-control calculators for the French Army, delivered in approximately 24 months from 1953–1955. The brochure details the integrated manufacturing chain across CSF group subsidiaries (C.I.C.E., C.A.M.E.C.A., S.T.E.L., S.F.R.) covering special ceramic capacitors, precision servo motors, tube-free calculation blocks, stabilized power supplies, and trailer-mounted cabinet assembly. Quality-control tolerances of under 2 microns for condenser components are highlighted, along with final ballistic acceptance testing and delivery of self-contained trailer units.

Manufacturer
CSF
System
CSF Ballistic Fire-Control Calculator (90 mm)
Year
1955
Type
Historical Document
Language
French
Pages
21
  • CSF Ballistic Fire-Control Calculator (90 mm)
  • CSF
  • series production
  • analog fire-control computer
  • ballistic calculator
  • manufacturing process

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Production en série d'un nouveau matériel : Les Calculateurs C.S.F.

LIS) CHAINE DE FABRICATION DES CALCULATEURS C.S.F. (SCHEMA) eer ee 5 ED C.I.C.E. Ebauches stéatite Condensateurs spéciaux C.A.M.E.C.A. Moteurs spéciaux C.S.F. selsyns d’asservissement AZ Rotors spéciaux A ventilateurs selfs L.C.C. condensateurs divers potentiomètres etc... C.S.F. RD) —C.I.C.E. Embases étanches à broches Fabrication cuves multiples Montage blocs calcul Réglage S.T.E.L. ARTS gr Alimentations régulées = Pièces Sn My —Tubes T.G. 400 7 Visserie ET HE L | Tôlerie—— aie... S.F.R. Quartz S.F.R. Montage Tubes —— Installation partielle Contrôle — SOUS-TRAITANTS \ = [e] = 2 MORS AERAZUR Equipement électrique Remorques Production en série dun nouveau matériel: LES CALCULATEURS | * principe de fonctionnement du calculateur électronique C.S.F.: Appareil de Prépa- ration de Tir HF go, a été décrit dans le n° 1/1955 de télonde. Ce sont maintenant les moyens mis en ceuvre par les Sociétés du Groupe de la Compagnie Générale de T.S.F. qui seront ici présentés. Notifié en juin 1953, le contrat off shore concernant la fourniture de ces calculateurs devait être entièrement exécuté le 30 juin 1955, alors qu’à la date de notification, aucun appareil similaire n’avait encore été produit même en petite série. Etant donné le volume de cette commande, il a fallu, d’une part, mettre en place dans un temps record toute la chaîne de fabrication qui s’étendait de la production de gros condensateurs spéciaux — éléments originaux de calcul analogique — jusqu’a la recette par le client de l'appareil prêt à fonctionner; et d’autre part, installer les moyens nécessités par le maintien du débit considérable imposé à la chaîne tout en créant aux différents stades de développement des installations originales de contrôle. D'où l'acquisition, la création souvent, et l'installation de moyens de production, de montage et de contrôle assez nombreux et divers pour qu'il ait été jugé intéressant d’en présenter brièvement une sélection aux lecteurs de télonde. Précisons que ces moyens étaient répartis dans huit usines différentes dont l’une située a Montreuil, a été entièrement acquise et équipée pour la production des condensateurs variables spéciaux. fa de 20e saan emmener y ow ton de product moyens Les La pate qui deviendra stéatite acquiert son homo- généité dans ces broyeurs de la CICE, où une tonne de ses constituants est malaxée pendant 24 heures. Homogénéité et Stabilité : ces deux qualités exigées de la stéatite des condensateurs spéciaux peuvent étre garanties au terme d'une longue suite de traite- ments chimiques, mécaniques et thermiques. Le cycle est accompli à la sortie de ce four tunnel continu de près de 40 m. où les stators que l’on distingue sur le chariot ont été portés à 1.400°, suivant une courbe de température rigoureusement contrôlée. Une fraiseuse à têtes multiples utilisée à l'usinage des platines de bloc de calcul. Une pointeuse de haute précision. Qi Une machine à tailler les engrenages. Le métal à travailler est attaqué par une fraise qui permet, sur un pignon de 37 dents pour fixer les idées, d'exécuter le travail ro fois plus rapidement que les couteaux des machines classiques. Souvent il n'existait sur aucun marché les outils permettant d’effectuer les travaux exigés par cette fabrication. Il a fallu alors réaliser entièrement des machines originales comme cette machine automa- tique à tailler les cames pour la correction hors tout des condensateurs spéciaux. Elle découpe à gauche un profil circulaire (comme celui qui est posé sur le socle) destiné au condensa- teur à régler qui est comparé dans la partie droite de la machine avec un condensateur étalon (ce dernier est bien visible; on distingue au-dessous la partie supérieure du condensateur à régler). Au centre une bande d'enregistrement inscrit le résultat de la comparaison puis, lorsque la came est taillée, la courbe d'étalonnage du condensateur. L'importance du débit qu'il fallait assurer à la chaine a nécessité des installations de production en très grande série. Une batterie de cloches à pulvérisation d'argent sous vide permet l'argenture simultanée de 24 armatures de condensateurs Spéciaux. =! ta | | |: 5 : 4 | Les cuves à électrolyse utilisées pour la fabrication des rotors spéciaux des moteurs CAMECA. montages Ces quelques images illustrent l’étendue du registre des disciplines industrielles nécessaires au dévelop- pement des calculateurs. Une diversité comparable se retrouve dans les movens qui durent être définis et installés pour les assemblages où montages des éléments de ces appareils... … puisqu'ils S'élendent des moyens classiques uti- lisés pour l'habillage des carcasses... jusqu'au montage de dispositifs entièrement ori- ginaux pour le centrage des condensateurs, centrage réalisé à quelques fractions de micron près sur des pièces de plus de 5 cm de diamètre. Une chaine de montage des condensateurs dans On voit a droite le pointage des éléments rentrant la nouvelle usine CSF de Montreuil. C’est à l'un des dans la chaine. Le condensateur est terminé sur la I2 postes de cette chaîne qu'est réalisé le centrage. table de gauche; Alimentée par des moteurs et condensateurs spéciaux... ...voict la chaîne de montage des blocs de calcul à l'usine CSF de Montrouge... oe I LAN pou IO ... les blocs à la sortie de la chaîne. On voit clairement sur ces images des blocs quil n'existe aucun tube électronique dans la chaîne de calcul, ce qui assure une grande facilité de maintenance du matériel et surtout permet au calculateur de conserver toute sa précision après de très nombreuses heures de fonctionnement. TT A l'extrémité d'une autre plate-forme de montage sortent les alimentations stabilisées a grand débit STEL. Pour le câblage également, le groupe des Sociétés de la Compagnie Générale de T.S.F. devait disposer de moyens exceptionnels, tels ceux utilisés par la SFR pour le câblage des herses et des cadres... et pour le câblage en série des meubles. | 14 La remarquable précision du calculateur CSF a pu être obtenue non seulement par la définition la plus étudiée des moyens de fabrication et de montage, mais encore par le déploiement tout au long de la chaîne de production de moyens de contrôle spécia- lement adaptés à cette fabrication nouvelle. En tête de chaîne, les éléments constitutifs des conden- sateurs subissent des vérifications dimensionnelles poussées. Les tolérances sont inférieures à 2 microns. Vérification des rotors à gauche, des stators au centre. A droite classement des galets de centrage suivant leur écart en microns d'un diamètre repère. Contrôle dans l'eau de l'étanchéité d'une cuve mise préalablement en pression. A noter l'épaisseur des hublots en plexiglas permettant l'éclairage des cadrans par la tranche, de l'extérieur — et les broches multiples étanches CICE. Vérifications et ajustage des circuits de calcul. ms Plate-jorme de réglage des calculs des blocs balistiques. A chaque poste est vérifiée la lot des fonctions balistiques telles qu'elles doivent étre traduites par le calculateur. Après mise au point d’en- semble du calculateur complet et vérification des calculs ef- fectués, les blocs sont enlevés pour permettre l'installation du meuble en remorque. Enfin, l'ensemble étant remonté, ont lieu les sévères essais de recette. Dans l'heure qui suit la fin de ces essais, les remorques sont livrées aux utilisateurs. EN RECETTE Le débit de la chaîne est affiché dans le hall de montage final sur un tableau que tout le personnel intéressé peut consulter 18 Complétons ce coup d’ceil par quelques chiffres pris au hasard : 100 machines neuves installées pour cette fabrication qui a occupé plus de 600 ouvriers sur 5.000 mètres carrés de surface couverte; plus de 3.000 mètres de plans d’exécution et 300 kg de dossiers de fabrication et enfin 24 mois seulement pour la conception, la production et la livraison de la série contractuelle complète de ces matériels complexes relevant d’une technique entièrement nouvelle. On aura ainsi l’idée de l'effort demandé au Groupe de nos Sociétés. Effort qui a dû être produit dans des branches techniques différentes et que seule la diversité des fabrications assurées par les Sociétés du Groupe a permis de soutenir avec l'efficacité désirable. Effort couronné de succès puisqu'il a permis la livraison dans les délais fixés d'appareils entièrement originaux qui apportent à un problème balistique ancien une solution nouvelle due à une technique entièrement française. qui ont voulu cet appareil parfait, accordé leur con- fiance a une technique d'avant-garde, et entouré le développement de ces calculateurs de leurs direc- tives et de leurs conseils : officiers et ingénieurs mili- taires de l’Atelier de Fabrication de Levallois, de la Direction des Études et Fabrication d’Armement, du Service Technique de l'Armée, groupés autour des Ingénieurs généraux Combaux et Jund, l'Ingénieur en chef Joyau, le Lieutenant Colonel André, le Comman- dant Jannin, l'Ingénieur Principal Rombout, l’Ingé- nieur Principal Rouiller, pour ne citer que les chefs de file; l’équipe des ingénieurs de nos sociétés qui, travaillant en coopération avec les différents services de l'Armée, sous l'impulsion de M. Bigard, Directeur Industriel C.S.F.R., dirigés par M. Uffler, Directeur du Département Calculateurs et par M. Danzin, respon- sable des pièces détachées, ont mérité la confiance que notre Groupe avait mise en eux de mener à bien cette difficile entreprise; et enfin le personnel des diffé- rentes usines du Groupe, grâce à la qualité et à la Succès dont il convient de faire revenir le mérite à ceux qui en ont été les artisans : MM. Honoré, Tor- cheux, et Roy, les inventeurs; les experts militaires conscience duquel le débit contractuel de la chaîne a pu être assuré tout en maintenant, sinon améliorant, les exceptionnelles performances demandées au matériel. Voici quelques uns des Collaborateurs du Groupe C.S.F. au cours d'un ‘' Comité Calculateurs ‘’ (Comité de Direction Inter-usines). Autour de MM. Bigard, Di- recteur-Général Industriel C.S.F.R., Uffler, Directeur du Département Calcula- teurs C.S.F., Aubert, Direc- teur-Général Technique C.S.F.R. (au fond, de droite a gauche), MM. Golliet, Directeur du Département Matériel C.S.F., Ducrot, Ingénieur C.S.F., Bonne, Sous-Directeur Industriel C.S.F., Lahondé, Albaret, Sénicourt, Ingénieurs C.S.F.; Toussaint, Direc- teur du Département Matériel Levallois S.F.R., Coutancier, Précicaud, Ingénieurs C.S.F. Ne figurent pas sur la photographie : MM. Honoré et Torcheux, Ingénieurs-Conseils ; Briais, Casnedi, Géronimi, Lévéque, Payeur, Perthuis, Romersa, Samuel, Shirman, Ingénieurs C.S.F.; Durand, Germain, Lembrouck, Ingénieurs S.F.R. 19 ecm 2 La C.S.F. a réalisé en grande série la fabrication du calculateur de tir de go mm. Ce calculateur basé sur des procédés originaux, utilisant des courants de HF, est le mieux adapté à tous les problèmes de résolution instantanée d'équations, tels que ceux exigés par la conduite de tir sur but mobile. La quasi instantanéité de réponse des servo-méca- nismes permet d'élaborer immédiatement les éléments de tir sur les avions les plus rapides. La précision du calculateur supérieure au 1/1000, sa robustesse due au fait qu'aucune lampe n'intervient dans les circuits de calcul, l'absence de réglage préalable, toutes ces qualités font du calculateur électronique un appareil susceptible d'apporter des solutions sûres et adaptées à un certain nombre de problèmes. Citons, par exemple, l'interception de l'aviation ennemie par la chasse. Un calculateur C.S.F. déjà réalisé permet d’abord de choisir parmi les diverses solutions celle qui correspond à certains désirs préaf- fichés du commandement, puis d'élaborer de façon continue les ordres à envoyer à l'aviation amie. La souplesse de ce calculateur permet d'envisager l'extension de son champ d'applications. Conçu a l'origine pour la résolution des problèmes de tir, son emploi n’est pas exclu des applications civiles. Les calculateurs analogiques de ce type, peuvent trouver leur emploi chaque fois qu’interviennent des facteurs dynamiques modifiant instantanément les éléments des équations à résoudre. Citons parmi les champs possibles d'applications : — La métrologie simple ou complexe telle que la détermination des coefficients, résultat de plusieurs mesures simultanées et fluctuantes (soufflerie d’avia- tion par exemple). La rapidité de variation de diffé- rents facteurs conduit à des résultats aléatoires et difficiles à exploiter si des procédés de mesure dis- continus sont employés. — Les problèmes de haute technique de bureaux d'études spécialisés, tels que détermination de profils d'avions, de carènes de navires, de dimensions et formes de barrage, etc... L’utilité du calculateur se manifeste dans les centres d'essais pour les travaux d'analyse et également chez les constructeurs pour réaliser la synthèse ou choix optimum, notamment à l’aide de simulateurs, maquettes vivantes où les différentes données modifiables à volonté fournissent immédiatement des résultats qui peuvent s'enregistrer sur scope. — Aux grandes administrations, par exemple E.D.F., S.N.C.F., se posent des problèmes de dispatching et de régulation de plus en plus complexes où le cerveau humain a de grosses difficultés pour trouver le meil- leur rendement. Les photographies qui précèdent, illustrent différents procédés de fabrication du calculateur de tir de go mm. Des progrès constants continuent d’être réalisés sur nos calculateurs qui se traduisent par des réductions de poids et d’encombrement tout en gardant les qualités actuelles de précision et de robustesse. 100° calculateur Monsieur Toussaint, Directeur du Département Matériel C’est pour témoigner à ce personnel l'estime en laquelle la Direction Générale tient son effort qu’une fête intime a été organisée récemment dans le hall de l’Usine S.F.R. de Levallois à l’occasion de la sortie du 100€ calculateur. Y étaient également conviées, seules personnalités de l'extérieur parmi les collaborateurs des Sociétés du Groupe, les Membres de l’équipe militaire de recette, qui ont su au cours des longues semaines de leur travail dans l'Usine de la S.F.R., faire apprécier de tous leur esprit de collaboration en même temps que leur vigi- lante fermeté dans la défense des intérêts qu'ils repré- sentaient. Levallois prononçant son adresse. oO (0) [e] + oO yp 5 oO 21 ms mena to bo Monsieur signant le Ponte, t Procès- verbal de recette du 100 M VI, calculateur. Au centre, Toussaint, Leutchmann.